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Schistes Briovériens tendres siltogréseux 
Schistes Briovériens siltogréseux altérés
Schistes Briovériens durs siltowackeux 

Caractéristiques : d'après notice de la carte de Rennes et de Montfort sur Meu 1/50 000e

Les schistes de Rennes (voir carte géologique)

Schistes Briovériens tendres siltogréseux (bS)
Ces schistes sont jaune verdâtre essentiellement constitués d’alternances silto-argilo-grèseuses feldspathiques tendres :
- arénites à matrice de quartz et de chlorite importante (60 %),
- argilites et siltites (roches sédimentaires consolidées, de particules de taille comprise entre 2 et 50 micromètres) à lamines parallèles.
Ces dépôts sont organisés en séquences de Bouma et ces faciès contiennent d’abondantes figures sédimentaires caractéristiques de turbidites distales.
Verdâtres lorsqu'ils sont frais, par altération ils prennent une teinte beige caractéristique.
Leur épaisseur (= puissance) est estimée à 1 300 m environ.

Schistes Briovériens dur siltowackeux (bC)
Les schistes de ces niveaux sont sombres et indurés (bC) et sont  en fait des alternances silto-argilo-gréseuses composées ici de :
- grauwackes (roches sédimentaires gréseuses de teinte sombre (vert foncé) provenant de l'érosion des débris de roches volcaniques),
- microconglomérats (conglomérat formé d'éléments de très petite taille),
- siltites parfois ardoisières avec des bancs gréseux parfois carbonatés.
Leur épaisseur (= puissance) est estimée à 1 300 m environ.

Origine : dépôts détritiques provenant de l'altération continentale.
Ces faciès contiennent d’abondantes figures sédimentaires caractéristiques de turbidites distales. Il est cartographiquement impossible de séparer les différents faciès, tant leur répétition est rapide. Cette rythmicité, associée à la disparition quasi totale des éléments lithiques exogènes, pourrait correspondre à des phénomènes climatiques ou saisonniers.

Âge : PROTÉROZOÏQUE TERMINAL À PALÉOZOÏQUE BASAL (BRIOVÉRIEN)
Détermination de l'âge du Briovérien de Bretagne centrale.
Les travaux récents conduisent à reconsidérer l’âge du Briovérien de Bretagne centrale, qui est actuellement contraint essentiellement par les données radiochronologiques suivantes:
– les volcanites situées à la base de la Formation de Pont-Réan, discordante sur le Briovérien régional, ont fourni un âge de 486 ± 28 Ma (Pb/Pb sur monozircon), ce qui situe leur mise en place autour de la limite Cambrien – Ordovicien et permet d’attribuer un âge arénigien basal aux premiers sédiments paléozoïques (Guerrot et al., 1992) ;
– dans la vallée de la Mayenne, les grains détritiques de zircon, contenus dans les grauwackes du Briovérien, se répartissent en deux populations, l’une datée autour de 1 700 Ma et l’autre dans laquelle le zircon le plus récent a fourni un âge de 540 ± 17 Ma. Les éléments les plus récents sont donc probablement issus du batholite mancellien qui scelle l’histoire protérozoïque régionale.
Sur la base de ces données, un âge cambrien basal doit donc être attribué au moins à la partie sommitale du Briovérien de Bretagne centrale.

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